Le White Building de Phnom Penh


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Le white building est un des immeubles iconiques de Phnom Penh, la capitale cambodgienne.

Construit dans les années 1960, il a été imaginé par l’architecte Khmer Vann Molyvann. Cette barre de béton de 350 mètres de long qui s’étend non loin du centre ville faisait partie d’un programme de rénovation urbaine et proposait un nouveau type d’habitat à loyer modéré, destiné à l’origine aux fonctionnaires.

Déserté ainsi que le reste de la ville entre 1975 et 1979, lors de l’arrivée au pouvoir des Khmer Rouges, il a été peu à peu réinvesti dans les années suivantes par de nouveaux habitants ou par des survivants du génocide.

Le white building compte 468 appartements occupés par environ 2500 personnes. Étalées sur 4 étages, ses nombreuses coursives offrent le spectacle d’un habitat anarchique modelé au fil des besoins de ses occupants.

Le loyer des appartements du white building est d’environ 80$ par mois. De nombreuses familles aux revenus très modestes partagent ces espaces d’une dizaine de mètres carrés. La plupart sont des migrants, venus des provinces du Cambodge dans l’espoir de trouver un emploi et une vie meilleure à Phnom Penh.

Le white building souffre d’une très mauvaise image auprès de la population de la capitale qui le considère comme un repaire de délinquants, de toxicomanes et de prostituées.

Alors que le développement économique de la ville et du quartier qui abrite le building se poursuit, des concessionnaires de voitures de luxe, des bars et des restaurants apparaissent peu à peu au pied de l’immeuble cinquantenaire et vétuste.

De nombreuses spéculations courent sur son compte et ses jours semblent plus que jamais comptés.

Par Jérémie Lusseau

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